13 Déc

Top 12 des lectures BD de Paper Man!

C’est la fin de l’année et comme je suis quelqu’un d’original, je vous partage mon top 12 de mes lectures BD de l’année! 🙂

La plupart des BD qui se retrouvent dans mon top 12 ont été réalisé en 2016 sauf pour trois.

Bonne découverte!

Position 12 : Réservoir cyberpunk, Front Froid, 2016, collectif.

Quatre histoires de science-fiction cyberpunk par Sacha Ravenda, Marlène Blanchette, François Pérrin, Benoît Vézina et Katherine Routhier.  La sublime couverture a été réalisé par Julien Paré-Sorel.  De la BD SF au Québec c’est rare, du cyberpunk encore plus rare!  Ce collectif est superbement dessiné et toutes les histoires sont très intéressantes.  La preuve que le Québec possède tout le talent nécessaire pour faire ce genre de BD!

Réservoir cyberpunk, Front Froid, 2016, collectif.

Position 11 : Le club des prédateurs volume 1, The Bogeyman, Casterman, 2016 par Valérie Mangi, scénario et Steven Dupré, dessin.

Une belle découverte cette BD.  Un scénario solide et un dessin semi-réaliste avec un décor fabuleux.  Une ambiance pesante, une tension constante et une fin absolument surprenante et déroutante.  C’est angoissant et malsain!  Une belle lecture!

Le club des prédateurs volume 1, The Bogeyman, Casterman, 2016 par Valérie Mangi, scénario et Steven Dupré, dessin.

Position 10 : Arthus trivum, volume 1, Les anges de Nostradamus, Dargaud, 2016 par Raule, scénario et Landa, dessin.

En préface, l’immense Enrico Marini nous écrit comment il a aimé cette BD, ça commence bien une lecture!  Un dessin génial, criant de réalisme. Un scénario un peu confus par endroit mais au comment stressant et remplit d’action.  Dans mes lectures cette année, cette BD se démarque par la qualité incroyable de son dessin.  À lire!

 

Arthus trivum, volume 1, Les anges de Nostradamus, Dargaud, 2016 par Raule, scénario et Landa, dessin.

Position 9 : Le transperceneige Terminus, Casterman, 2015 par Olivier Bocquet, scénario et Jean-Marc Rochette, dessin.

Le transperceneige c’est une série culte de SF français.  C’est immense, c’est inoubliable.  Terminus termine le tout et il le fait de façon magistrale.  Le scénario est sans faille.  Le dessin de Rochette est tout aussi splendide.  Une BD indispensable.

Le transperceneige Terminus, Casterman, 2015 par Olivier Bocquet, scénario et Jean-Marc Rochette, dessin.

Position 8 : La ligue des Gentlemen extraordinaires l’intégrale, Panini comics, 2013, par Alan Moore, scénario et Kevin O’Neill, dessin.

Je n’avais jamais lu ce classique de Moore.  Bon, je sais, je suis en retard mais mieux vaut tard que jamais!  Que dire de ce classique!  Une BD qui joue avec tous les styles et qui mélange tous les grands personnages de la littérature!  Un autre incontournable!

La ligue des Gentlemen extraordinaires l’intégrale, Panini comics, 2013, par Alan Moore, scénario et Kevin O’Neill, dessin.

Position 7 : Red Ketchup volume 8, Red Ketchup en enfer, La Pastèque, 2016 par Pierre Fournier, scénario et Réal Godbout, dessin.

Red Ketchup est mort!  Le voilà en enfer ou même le Diable ne veut pas de lui!  Red Ketchup c’est un personnage iconique de la BD québécoise.  C’est un incontournable, un grand!  La recette est la même et c’est parfait ainsi. Un scénario qui mélange action et humour et un dessin aussi parfait que d’habitude.  Une grande série québécoise qui a marqué l’histoire du Québec.

Red Ketchup volume 8, Red Ketchup en enfer, La Pastèque, 2016 par Pierre Fournier, scénario et Réal Godbout, dessin.

Position 6 : Méta-Baron volume 1, Wilhelm-100, le techno-amiral, Les Humanoïdes Associés, 2016 par Jerry Frissen, scénario et Valentin Sécher, dessin.

Le Méta-Baron est le plus grand guerrier de l’univers.  Je dirais même plus, le plus grand de toute l’histoire de la BD!  Créé par la légende Alexandro Jodorowsky et le maître Moebius, la tâche était grande pour les auteurs de repartir une nouvelle série avec le Méta-Baron.  C’est aussi irrévérencieux, déjanté, violent et bourré d’action que l’original!  Et le dessin, que dire du dessin!  Valentir Sécher y signe un dessin hyper-réaliste qui frôle la perfection.  Du grand art!

Méta-Baron volume 1, Wilhelm-100, le techno-amiral, Les Humanoïdes Associés, 2016 par Jerry Frissen, scénario et Valentin Sécher, dessin.

Position 5 : Tebori volume 1, Dargaud, 2016 par José Robledo, scénario et Marcial Toledano, dessin.

Sur la trame du Tebori, le tatouage manuel traditionnel japonais, le scénariste signe une histoire prenante.  Un mélange de thriller et de mafia japonaise.  Bien supporté par un dessin semi-réaliste, des personnages bien définis et des couleurs qui crée une forte ambiance, cette BD est réellement un gros coup de cœur pour moi.

Tebori volume 1, Dargaud, 2016 par José Robledo, scénario et Marcial Toledano, dessin.

Position 4 : Universal War Two volume 1, Le temps du désert, Casterman, 2016 par Denis Bajram, scénario et dessin.

UW1 est un classique de la SF française.  Quand Denis Bajram a décidé de s’attaquer à UW2, les attentes étaient grandes!  Défi relevé par le maître Bajram.  Toujours aussi parfait visuellement, Bajram nous refait le coup d’un scénario solide qui frôle la perfection.  Le grand retour du mytique Kalish.  Bon, il râle un peu trop Kalish quand même!  Comme d’habitude quoi!

Universal War Two volume 1, Le temps du désert, Casterman, 2016 par Denis Bajram, scénario et dessin.

Position 3 : Les tourbières noires, Glénat, 2016 par Christophe Bec, scénario et dessin.

Une adaptation de la nouvelle La peur de Guy de Maupassant.  Ce huit-clos dans une vielle ferme est angoissant et mystérieux.  Bec est de retour au dessin et est toujours aussi doué.  J’ai énormément aimé cette lecture qui joue avec l’horreur et le fantastique.

Les tourbières noires, Glénat, 2016 par Christophe Bec, scénario et dessin.

Position 2 : The Punisher La fin, Panini Comics, 2016 par Gart Ennis, scénario et plusieurs dessinateurs.

Originalement publié en 2004 chez Marvel Max, ces trois histoires nous racontent le passé, la vengeance et la mort de Frank Castle.  Je suis un fan fini du Punisher.  C’est clairement mon personnage préféré de Marvel.  Cette BD est l’apothéose de Castle!  La fin du Punisher est tout simplement parfaite!  Une lecture tardive!

The Punisher La fin, Panini Comics, 2016 par Gart Ennis, scénario et plusieurs dessinateurs.

Position 1 : Le Tueur volume 1, intégrale, Casterman, 2008 par Matz, scénario et Luc Jacamon, dessin.

C’est ma lecture de l’année.  Proposé par un ami français, cette BD est tout simplement géniale.  L’autobiographie d’un tueur!  On rentre dans sa tête, on voit ses motivations, sa façon de penser, ses angoisses, ses peurs, ses remords, bref, sa vie!  Le scénario, qui est un thriller noir, est sans faille. Très puissant dialogue intérieur qui nous fait réfléchir sur la société actuelle.  Un dessin fabuleux, tout en finesse.  Des personnages extraordinaires, des décors à couper le souffle.  Une BD puissante et inoubliable.

Le Tueur volume 1, intégrale, Casterman, 2008 par Matz, scénario et Luc Jacamon, dessin.

Voilà, ce sont mes lectures de l’année!

Joyeuse fête et bonne fin d’année!

21 Sep

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Elle a fait écrire beaucoup de mots cette BD depuis quelques jours sur Facebook! Après avoir eu l’avis de mon ami français Franck Brison et celle des Mystérieux étonnants avec entre autres Jeik Dion, c’est à mon tour de me lancer dans l’explication de mon appréciation de cette BD!
Tout d’abord, mettons les choses au clair, je suis un fan inconditionnel de Lovecraft. L’auteur de Providence était le monstre qui se cachait sous mon lit quand j’étais jeune et il est maintenant lui qui hante mes rêves depuis que je suis grand. Je commence donc ma lecture avec de très bonnes dispositions! Cette lecture, je la dois à Jeik Dion, merci beaucoup, il comprendra!

Alan Moore n’a plus besoin de présentation, c’est un grand de la BD. V pour Vendetta, Watchmen, From Hell ne sont que quelques exemples de son travail extraordinaire. C’est un rebelle, un visionnaire et un grand créateur. Depuis plusieurs années, il n’hésite pas à déverser son fiel sur le monde de la BD actuel. Il dérange et et dérangeant. Pour cette série, il a travaillé pendant de nombreuses années pour peaufiner son oeuvre.

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Neonomicon par Moore et Burrows, 2013

J’avais adoré sa première incursion dans le monde de Lovecraft avec son Neonomicon. Une BD crue, dure, bizarre. Une histoire de culte, d’enquête qui avait créé en moi un profond malaise. Providence ne fait pas exception, ma première lecture a été également très malaisante. Cette BD n’est pas parfaite, mais elle n’est surtout pas pour tout le monde! Je crois sincèrement qui faut un degré de connaissance et d’appréciation de l’oeuvre de Lovecraft pour l’apprécier un tant soit peu. Bien que mon ami Franck Brison soit, possiblement, le mec qui connaît le plus Lovecraft que je connaisse et qui a été très dur dans sa critique!

Ce n’est pas facile à lire, l’histoire change de style souvent. De la BD, de longs textes, la typographie change elle aussi au fil de la lecture, bref, c’est un peu lourd de lecture. Par contre, chaque changement apporte un effet important dans la continuité de l’histoire. Bien que peu nouvelle, j’ai adoré la prémisse de l’histoire. Un journaliste qui vit et voit le mythe pour ensuite en faire part à un jeune auteur. J’essaie d’en dire le moins, pour ne pas dévoiler des “punchs” pour les gens qui voudraient la lire! Ce n’est pas nouveau, Lovecraft dans ses lettres, avait déjà dit qu’il n’avait rien inventé mais qui racontait seulement ce qu’il avait vu. Tolkien avait fait la même remarque sur son oeuvre, qu’il était seulement le conteur d’aventures que d’autres avaient vu. La folie est proche parente du génie! Je sais que certaines scènes sont crues et absolument pas dans le genre de Lovecraft qui n’a jamais été très explicite dans ses histoires. Mais, le pouvait-il seulement être explicite dans ses histoires? Je vois mal l’auteur décrire une de ces scènes d’orgie reliées aux cultes dans les années 1900! Peut-être, que s’il écrivait aujourd’hui, ces scènes ne seraient pas les mêmes! Bref, ce que je recherchais par ma lecture, je l’ai eu. Une histoire mélangeant le style propre à Moore avec un soupons de mythe de Lovecraft. Une histoire dérangeante, qui questionne, qui développe un certain malaise chez le lecteur.

Le dessin, à le dessin! Certains ont eu des mots très durs sur le dessin! Je vous laisse le loisir d’écouter l’émission des mystérieux étonnants consacrée à Providence. Ce n’est pas un style de dessin que j’apprécie beaucoup. Très caricaturale. Vrai, pour citer Benoît Mercier, qu’un dessin moins conventionnel, plus éclaté, qui sort des cases aurait pu servir mieux l’histoire de Moore, mais est-ce que c’était le but? Je crois, que Moore voulait un dessin plus normal, plus clair, plus soigné pour mettre en valeur les plusieurs changements de style tout au long de la BD. Comme dans le Neonomicon, c’est un dessin qui passe, qui ne révolutionne pas le genre mais qui fait le travail selon moi.

Pour finir, Lovecraft ne laisse jamais indifférent. Par ses nouvelles ou par l’influence qu’il exerce sur le monde littéraire, il dérange encore! Jamais, une histoire le touchant de près ou de loin passe inaperçue. On aime, ou on n’aime pas mais il a rarement un milieu!
Merci et je termine en citant le plus grand auteur d’horreur de l’histoire :

“Notre race humaine n’est qu’un incident trivial dans l’histoire de la création : l’humanité est peut être une erreur, une excroissance anormale, une maladie du système de la Nature. “

21 Sep

Lovecraft en BD, les meilleures adaptations selon moi! par The Paper Man

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Bon, j’en ai déjà parlé sur un statut des Mystérieux étonnants et on me demande souvent quelles sont les adaptations BD de l’oeuvre de Lovecraft. Voilà, je me lance, voici mon palmarès. Bon, c’est mon avis, vous en faite ce que vous voulez!

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Les mythes de Cthulhu de Alberto Breccia.
C’est un classique, une BD culte. Breccia nous démontre tout son talent et nous surprend à chaque page par ses grandes capacités graphiques. C’est une BD ou le dessin prend une place importante car l’auteur expérimente beaucoup pour nous donner une approche très personnelle du mythe de Lovecraft. Le texte reste extrêmement fidèle au grand maître. C’est un must et Breccia est un génie du dessin.

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Les montagnes hallucinées de I.N.J. Culbard.
Toute l’oeuvre de Culbard est géniale. Ses quatre adaptions de Lovecraft, les montagnes hallucinées, l’affaire Charles Dexter Ward, dans l’abîme du temps et la quête onirique de Kadath l’inconnue, tous publiées aux Éditions Akileos, sont magistrales. Très fidèle également aux textes de Lovecraft, c’est avec un dessin plus jeune, plus accessible que Culbard nous fait découvrir sa vision de Lovecraft. En plus, les quatre nouvelles qui ont été choisis, sont de grands classiques de Lovecraft. À lire!

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Les cauchemars de Lovecraft de Horacio Lalia.
Une superbe adaptation par le maître argentin de l’horreur Horacio Lalia. Le dessin prend toute la place dans cette BD. Lalia est tout simplement fabuleux avec des dessins qui frôle la perfection. L’horreur est présente dans chaque coup de crayon! Le texte reste très fidèle lui aussi mais la traduction est horrible! Ça peut même gâcher le plaisir de la lecture!

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Neonomicon de Alan Moor et Jacen Burrows.
J’insère également sa toute dernière adaptation, Providence. Vous voulez savoir pourquoi, j’ai fait un article complet sur cette question, le voici : Providence, la BD qui divise les amateurs de Lovecraft!