6 Juin

Solo, le plus Star Wars des films de Star Wars!

Cette appréciation contient des éléments divulgâcheurs. Vous êtes avertis!

Mais quel film! Quelle audace! Quel Star Wars! Solo : Une histoire de Star Wars représente très bien ce qu’est l’univers en dehors de la trame narrative principale. Cet univers sombre, sale, où chacun essaie de survivre dans un monde dominé par un Empire puissant, où les cartels criminels font la pluie et le beau temps dans les rues. Ici, pas de Jedi, pas de sauvetage de princesse, pas de bataille pour la sauvegarde de l’univers. Seulement un jeune homme qui essaie de survivre, d’évoluer, de gagner sa vie dans cet environnement hostile. Fallait avoir du courage et de l’audace pour pondre une telle histoire dans un univers qui carbure à l’épique!

Ce film, est une fusion entre l’univers étendu tant canon que légende pour nous démontrer l’importance de cet univers dans le développement de la franchise de Star Wars. Plein d’éléments de légende sont maintenant canon! Le passé de soldat dans l’Empire, sa rencontre avec Chewbacca, ses fameux dés chanceux, sa fameuse partie de Sabacc avec son “ami” Lando pour le Faucon, son DL-44 et sans oublier le légendaire raid de Kessel! Tant d’éléments qui restaient sans explication qui maintenant sont connus de monsieur et madame tout le monde. Était-il nécessaire de démystifier tous ces éléments? Je crois que oui. Toutes légendes possèdent une partie de vrai! Maintenant, faut-il connaître l’univers étendu pour apprécier le film? Aucunement, mais c’est comme manger un hamburger, c’est bien meilleur quand il est accompagné de frites et de soda!

Outre l’histoire qui nous plonge plus de deux heures sans temps morts dans ce western spatial, le casting est surprenant et magnifique. Alden Ehrenreich réussit son pari de prendre un personnage culte de la culture populaire joué par un acteur culte de la culture populaire et s’en sort très bien. Il est charismatique et son non verbal est parfait. Son sourire, ses poses, sa façon de bouger, tout est Solo en lui! Woody Harrelson est parfait en bandit des grands chemins galactiques. Son personnage de Beckett, sorte de figure paternelle à Han, est bien écrit, attachant malgré ses nombreuses fourberies et son duel avec Han est touchant. Là Solo a bien tiré en premier! Donald Glover est Lando Calrissian, rien à dire sur sa performance. Emilia Clarke s’en tire très bien dans le rôle de Qu’Ra, premier amour perdu de Solo. Leur relation à l’écran est sublime. On voit très bien que Solo ne l’a pas oublié mais qu’elle, est passée à autre chose depuis longtemps! Le seul qui ne s’en rend pas compte c’est Solo! Paul Bettany y joue un rôle de méchant conventionnel de ce type d’histoire. Il s’en sort bien mais ce personnage aurait pu être plus exploité selon moi. Et le Faucon, hommage au premier concept de Ralph McQuarrie, est merveilleux! Troisième personnage dans le trio avec Solo et Chewbacca, il mange ça dur tout au long du film. Il est réellement un personnage tellement il est important.

Je prend un peux de mots pour parler de L3-37, premier personnage robotique féminin de l’histoire de Star Wars. Personnage fort intéressant, très actuel dans ses valeurs et ses revendications. Peut-être trop même. Mais son intégration dans le Faucon est une belle façon, encore, d’expliquer pourquoi le Faucon possède un dialecte très particulier! Par contre, c’est un personnage fort peu conventionnel pour l’univers de Star Wars et il va déranger. Par sa relation avec son maître Lando et surtout, son esprit rebel.

Visuellement c’est fort joli. le raid de Kessel est magnifique et nous permet de voir le vrai talent de pilote de Han. Il est réellement le meilleur pilote de la galaxie! La scène classique western de l’attaque du train est renversante. De l’action à couper le souffle. Elle explique bien cette scène pourquoi Chewbacca a une dette de vie envers Solo! Les extraterrestres sont encore une fois extraordinaires et des plus variés. Les véhicules et vaisseaux spatiaux sont bien rendus. Cette scène de construction d’un Star Destroyer dans la brume au début du film est sublime. Rien à redire du côté des effets spéciaux qui tiennent la route.

La ou j’ai été un peu déçu est la faible exploitation de Coreilla. Cette planète est riche en histoire et elle aurait pu servir plus la trame narrative. Mais bon, faut faire des choix. La rencontre entre Solo et Chewbacca manquait un peu d’émotion pour moi. J’aurais avoir quelque chose de plus intense. La musique aurait plus être davantage présente. Ici, elle n’est pas un personnage comme dans les autres films de Star Wars et c’est un peu désolant. L’Aube Écarlate aurait demandé plus d’explication. Et l’apparition de Maul à la fin comme étant le leader de cette organisation peut être confuse. Mais cette scène fait très bien le pont avec les séries Clone Wars et Rebels que je vous conseille fortement d’ailleurs. J’aurais bien aimé voir le Black Sun et le prince Xizor mais je comprends l’utilisation de Maul et j’ai hâte de voir ou cela va nous mener dans les suites.

Solo, c’est Star Wars, mais le Star Wars au-delà des films de la série principale. C’est l’univers étendu à son meilleur. C’est comment vivent les gens dans un monde chaotique sous domination impériale. C’est le film que tout le monde voulait voir, sans Skywalker, sans Jedi, sans le côté épique. Un film centré dans la réalité de tous les jours. Pourtant, c’est aussi le film que ces mêmes personnes n’aiment pas! Allez savoir pourquoi!

23 Oct

Films d’horreur centenaires : Un film/un siècle

Je ne les ai pas tous vus et je ne les ai pas tous compté mais je peux affirmer qu’il existe un nombre incalculable de film d’horreur/d’épouvante et je ne parle même pas des films de série B. L’influence du genre d’horreur cinématographique se fait sentir dès le début du cinéma. On considère communément Georges Méliès comme le pionnier avec des films tels que Le Manoir du diable en 1896 et La Caverne maudite en 1898. Faut attendre jusque dans les années 20 pour les réels débuts des films d’horreurs muets.

La vogue du public pour ce genre sera véritablement lancée grâce, principalement, au cinéma expressionniste allemand, dont l’œuvre emblématique reste encore Le Cabinet du docteur Caligari (1920). Deux ans plus tard, sort l’autre film allemand muet de référence du genre, Nosferatu le vampire, probablement l’une des œuvres les plus importantes pour l’émergence du genre. Depuis ce temps, jusqu’à aujourd’hui, le cinéma d’horreur ou d’épouvante a toujours eu sa place dans ce genre cinématographique.

L’halloween arrive à grands pas. Comme tradition, on passe l’halloween avec nos jeunes enfants déguisés et on fait du porte-à-porte pour avoir nos bonbons favoris. Pour les plus vieux, on s’installe devant notre écran de TV et on regarde, souvent, en rafale, des films d’horreur.

Voici quelques suggestions de film qui ont traversé les années. On les regarde encore avec plaisir peu importe l’année. Certains ont bien vieilli d’autres moins. Mais une chose qui est sûre, ils nous ont marqué pour la peur et l’angoisse qu’ils ont provoquée chez nous.

Petit avertissement, ce n’est pas un top 10 des meilleurs films d’horreur, mais bien des suggestions. Ne chercher pas les Jason Voorhees, Micheal Myers ou Freddy Krueger. J’avais envie de vous proposer des films qui se sont effacés de notre mémoire momentanément mais qui ont marqué notre jeunesse ou notre adolescence.


Année 20 : Nosferatu le vampire (1922)
Pour l’ambiance particulièrement morbide du film et la terrifiante prestation de Max Schreck dans le rôle de Nosferatu. Faire du cinéma d’horreur muet et sans effet spéciaux, c’était digne d’un exploit.

 

 


Année 30 : Frankenstein (1931)
Le film fut un succès public et critique, il engendra de nombreuses suites et devint un film d’horreur emblématique. Culte. Boris Karloff fut à jamais identifié à Frankenstein. Seul la performance de Robert DeNiro (1994) égale celle de Karloff.

 

 


Année 40 : Le récupérateur de cadavre (1945)
Il s’agit de l’histoire d’un diabolique fossoyeur (joué par Boris Karloff) qui fournit, sans honte, un professeur en cadavres frais. Pour le duo Karloff/Lugosi. Scénario original pour cette époque.

 

 


Année 50 : La mouche noire (1958)
La mouche noire montre un scientifique défiguré par une expérience ratée. Un classique de la SF peut-être plus connu sous la signature Cronenberg qui en fit un remake plus trash dans les années 90. Cette première “édition” garde un charme rétro et des effets spéciaux forcément désuets. Ce qui ne gâche en rien ce film.

 

 


Année 60 : La nuit des morts-vivants (1968)
Avec le regretté Georges A. Romero à la réalisation. Probablement le tout premier film de zombie. Le succès rencontré par le film, tourné avec un petit budget, en a fait un des plus rentables du cinéma indépendant. Il y a 5 suites. Avis aux intéressés.

 

 


Année 70 : Massacre à la tronçonneuse (1974)
Ce film est considéré comme l’un des films d’horreur les plus importants de tous les temps. Il contribue à jeter les bases des Slasher bien avant les Vendredi 13 de ce monde. Violent, sanglant, intense, il ne laisse personne indifférent à la fin de la projection.

 

 


Année 80 : Jeu d’enfant (1988)
Le nom complet de Chucky, Charles Lee Ray, est inspiré de célèbres tueurs : Charles Manson, Lee Harvey Oswald et James Earl Ray. Juste regarder la poupée immobile, il y a un genre d’inconfort. Ce qui en fait, le charme de ce film. Plusieurs suites mais qui n’ont jamais égalé le premier.

 

 


Année 90 : Le Projet Blair (1999)
Plusieurs aiment, plusieurs détestent. Mais ce film ne laisse personne indifférent. Film horrifique tourné à la manière d’un documentaire, le genre était une excellente idée. Le réalisateur décide de jouer sur la tension psychologique et l’imagination du spectateur plutôt que sur les effets spéciaux. Même le jeu de la caméra sur l’épaule donne une impression de réalisme.

 


Année 2000 : Jeepers Creepers (2001)
Tout le long du film on nous laisse croire que nous avons affaire à un genre de vieux Texan. Mais quelle surprise lorsqu’on découvre cette genre de « chose » donc je suis incapable de décrire. Cette bête, elle est superbe. Justin Long est vraiment excellent. Pis le film garde son coté « fun » avec quelques touches d’humour vraiment sympathique et qui, paradoxalement, contribuent au coté malsain de l’ensemble du film.

 


Année 2010 : La conjuration (2013)
Ce long métrage est pour moi le film du siècle. Tout y est pour faire frémir les amateurs de ce genre. Une histoire vraie bien développée avec un scénario béton. Un film d’horreur digne de se nom. Un timing parfait. Une musique angoissante. Des portes qui craquent, des chaises berçantes qui grinchent. Un jeu de lumière et de noirceur insoutenable. Et le second film est aussi bon que le premier !!!

 

 

P.S. : il n’y a pas juste les films qui ont évolués au cours des années. Les affiches également. Jetez un coup d’œil.

Bon cinéma.
Martin “Le Visionneur” Boisvert

2 Oct

Se préparer à Blade Runner 2049

 

 

 

 

 

Pour bien se préparer à la sortie de la suite du film qui a révolutionné le cinéma, voici une liste de devoirs à faire avant la sortie du film de Denis Villeneuve qui aura lieu le 6 octobre prochain.

  1. Lire le livre “Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?” de Philip K. Dick.  Pourquoi?  Pour bien se mettre dans cette ambiance lourde et oppressante du futur mise à l’écran par Ridley Scott en 1982.  Pour bien comprendre le questionnement éthique sur ce qui fait de nous des humains.
  2. Voir le film de 1982!  Mais la dernière version qui est sortie en 2007 qui se nomme “Final cut!
  3. Voir les trois courts-métrages qui fait le lien entre la période de 2019, où se déroule l’action du premier, et 2049, où se passe l’action du prochain film.  Vous pouvez les regarder ici.

Voilà, après cela, votre préparation est terminée, bon film!

30 Déc

The 50 best sci-fi movies ever | GamesRadar+

Cinema has been reaching for the stars since its birth. In 1902 Georges Melies took us on A Trip To The Moon (one of the first documented sci-fi films) and we’ve been in love with the great beyond ever since. While some genres have blossomed and faded with time, sci-fi has always retained a strong presence on the big screen.So, choosing the 50 best sci-fi movies is a bit of a challenge. Nonetheless, after several sleepless nights and a bit of time-travelling to squeeze in some extra hours, here we are. So strap in, and get ready for an epic journey. Just make sure you check the air vents for any ‘unwelcome passengers’. You have air vents where you are, right? Oh.

Source : The 50 best sci-fi movies ever | GamesRadar+